Lorsque la violence vit et habite chez chaque Ivoirien de Côte d'Ivoire
La mort par décapitation de Feu N’GUESSAN KOFFI TOUSSAINT est la continuité d’une traînée de violence, de meurtres, d’attentats, de massacres qui ont caractérisé l’évolution de la société ivoirienne. Au fait, la Côte d’Ivoire ne fait pas exception du reste de l’humanité. Tous les peuples ont connu leur période de turbulence. La singularité de notre situation réside plutôt dans notre attitude de déni. Nous refusons de reconnaitre que la violence a pris corps dans notre mentalité. Nous la voulons extérieure à nous, pourtant elle nous hante. Nous l’attribuons à des ennemis réels ou inventés. L’international, nos chefs d’État, l’autre. Certain fut désigné chef des marcheurs, soutien à la rébellion et c’était la force licorne ou l’ONUCI, disions-nous, qui ouvrait la vanne de la violence pour garantir la pérennité de sa mission ? Le déni nous a toujours éloignés des solutions structurelles durables. Nous avons la mémoire courte, oubliant nos soixante ans d’existence, imbibés, façon...